Si l'on vous confiait la mission d'effectuer, au cours de votre vie, plus de 350
000 visites à
des personnes seules, vous penseriez tout d'abord que
cela est irréalisable.
C'est toutefois ce
que la Fondation Gilles Kègle a permis de faire depuis 35 années. Elle vient en
aide à plus de 1500 bénéficiaires, dont 1300 sont des personnes âgées à risque élevé
de mortalité car elles souffrent de diabète, de malnutrition ou de cancer.
La Fondation permet
de réaliser plus de 800 visites à domicile par semaine dans Québec mais aussi dans
les régions de Vanier, Beaupré et Charlesbourg.
La Fondation va plus
loin que les Centres locaux de services communautaires (CLSC). Grâce à Gilles Kègle
et à toute son équipe de valeureux bénévoles, la Fondation dispense des soins
de l'âme en ÉCOUTANT et en SÉCURISANT les gens afin de les rendre autonomes
et indépendants.
Et tout
cela est possible grâce à vos dons.
Surnommé affectueusement «La mère Thérésa du quartier Saint-Roch» par les
médias, cet infirmier de la rue est venu en aide aux personnes défavorisées dès
le tout début de sa carrière.
Né à Trois-Rivières
en 1942, il est l'aîné d'une famille de six enfants. Dès son plus jeune âg e,
Gilles accompagne sa grand-mère qui soigne les personnes malades ou mourantes de
la Croix-Rouge. C'est à ce moment qu'il découvre que sa vie sera dédiée aux personnes
malades ou délaissées. Après quelques épreuves qui l'éloignent de son rêve d'enfance,
Gilles devient commis-comptable. Son maigre salaire est complètement utilisé pour
ouvrir un refuge et pour aider les gens et les nourrir.
Délaissé par sa famille
qui n'est pas d'accord avec sa façon de vivre, Gilles finit par suivre un cours
d'infirmier auxiliaire. Après plusieurs événements difficiles, il arrive à Québec
en 1984. À 42 ans, il est sans famille, sans amis et sans travail. Il songe parfois
au suicide.
Une petite lueur
d'espoir s'allume le jour ou il consulte le curé de la paroisse St-Roch. Ce dernier
redonne un sens à sa vie en lui confiant la responsabilité de quelques malades.
Quelques semaines
plus tard, Gilles rencontre Mère Térésa. Encore incertain quant à son utilité pour
les démunis de St-Roch, il lui fait part de son désir de quitter Québec et de l'accompagner.
Mère Térésa lui sourit et le regarde intensément. À ce moment bien précis, Gilles
a enfin l'absolue certitude que sa place est à Québec. Il y a de ces certitudes
qui transforment une vie.
Qu'est-ce qui fait
battre le coeur de Gilles Kègle? Une mission à accomplir sept jours sur sept, le
besoin de soulager la misère par tous les moyens possibles et ce, depuis près de
35 ans le 28 mai 2001.
Gilles Kègle
travaille avec le coeur, sans jamais juger. Il s'avère essentiel pour cet homme
de coeur que ses patients sentent l'amour dans les gestes de soutien. Il se dépense
sans compter, malgré sa propre fatigue et ses propres maladies.
Les patients
de la Fondation sont d'abord et avant tout des gens seuls, des gens que la vie a
oubliés.
Parmi eux, on retrouve de jeunes marginaux, des personnes vivant des problèmes de
drogue, de sida, d'hépatites, d'alcool, des prostitué(e), des ex-psychiatrisés.
Malgré
tous ces différents fléaux, ces personnes ont un point en commun : une maladie sournoise
appelée '"solitude".
Ce sont les gens eux mêmes ou leurs familles qui demandent de l'aide. Parfois, la
Fondation apprend l'existence de ces personnes démunies par le biais de sources
telles que les hôpitaux (travailleurs sociaux, médecins, infirmières), les agents
de sécurité du Mail St-Roch, les policiers, les presbytères, les pharmaciens, les
dépanneurs.
Malheureusement, il arrive que Gilles se présente chez des personnes démunies qui
ont rendu l'âme avant même qu'il ait pu leur apporter un peu d'aide ou de réconfort.
Trop souvent, ces gens quittent cette vie sans personne pour voir à leurs funérailles
et saluer dignement leur départ. Gilles s'occupe alors de tout cela.
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